Flexibilité en entreprise : clé de l’efficacité et de l’engagement

Dans quelle mesure la flexibilité en entreprise permet-elle d’augmenter l’engagement des collaborateurs ? Découvrez comment les nouvelles formes de travail comme le télétravail ou les espaces de coworking peuvent inspirer la créativité, de quelle manière l’emploi du temps modulable peut être un moyen de fidéliser les talents et pourquoi la transparence totale peut limiter le turn-over des salariés. 

Télétravail, coworking : des lieux de travail pour la créativité

Le télétravail pour répondre au besoin d’autonomie

Le télétravail permet aux salariés de choisir de travailler de chez eux s’ils le préfèrent. Ils sont ainsi libre de s’organiser comme bon leur semble tant que leurs travaux sont rendus à temps et qu’ils peuvent attester d’une bonne évolution de leurs objectifs. Attention à ne pas confondre téléprésentiel et télétravail. Si le premier demande au collaborateur d’être connecté et disponible en temps réel à toute heure de la journée, le télétravail quant à lui fait le pari de l’autonomie. Et contrairement aux idées reçues, les employés ne sont pas moins efficaces parce qu’ils travaillent de la maison. On constate même une hausse de productivité de 5 à 30% pour les salariés en télétravail. 

Les avantages ? Permettre à vos employés de faire du télétravail démontre une vraie confiance en vos équipes. C’est une aussi un bon levier de rétention des talents. En effet, vous permettez à chacun d’organiser son temps comme il le souhaite et d’être valorisé en tant qu’individu. 

Les inconvénients ? Difficile de maintenir le lien avec son équipe au bureau lorsqu’on est entièrement en télétravail. C’est pourquoi la plupart des entreprises ont tendance à l’encadrer (ne l’accorder que quelques jours par mois par exemple). Mais pas toutes ! O’Clock, entreprise de formation, propose par exemple à ses employés des postes 100% en télétravail. .

Les espaces de coworking, pour sortir de son quotidien

Repenser les espaces de travail est aussi une merveilleuse façon de permettre à ses équipes d’être plus créatives. Aussi, l’environnement de travail a un impact sur la productivité de l’entreprise. 85 % des salariés qui trouvent que leurs bureaux sont efficaces expliquent que ces derniers jouent un rôle important dans le développement d’un sentiment de communauté. Certaines structures ont donc opté pour un réaménagement complet de l’espace. Leroy Merlin par exemple, propose volontiers à ses équipes de travailler dans des fablabs. Plus de bureau fermé et place à l’open desk et au pool sitting. Chacun est libre de se balader dans l’espace à sa guise. On se rend ainsi compte que l’espace libéré peut être aménagé pour créer des lieux de vies et des espaces de coworkings. 

Les avantages ? Etre dans un lieu qui offre de nombreuses possibilités d’espace de travail stimule la créativité des équipes. Faire une session de brainstorming dans une salle de projet, profiter du pool sitting pour aller travailler près d’un collègue qui a des compétences transversales etc…

Les inconvénients ? Ce type de repositionnement de l’espace ne convient pas à tout le monde et peut impacter la cohésion de l’équipe. Prenez garde à ce que personne ne se sente isolé et à maintenir des sessions de travail classiques en collectivité.

Une organisation flexible passe aussi par l'émergence de nouvelles formes de travail. On constate une hausse de la productivité  pour les salariés, en télétravail.

Un emploi du temps modulable pour fidéliser les talents

9h à 18h. Une pause café à 10h35 et une pause déjeuner de 45 min + 10 min au coin café vers 13h… Ce rythme, très cadré, est l’adage dans bien des structures. Ces dernières années, on remarque que la plupart des talents sont à la recherche de plus de flexibilité sur leurs horaires de travail. En moyenne, 1 salarié sur 2 pense que le flexi-travail augmente l’efficacité et la fidélisation. 

Temps partiel : décider de garder du temps pour un projet

A l’heure actuelle, certains trouveront énormément d’avantages à avoir un temps partiel avec un volume de 4/5ème. 4 jours à travailler sur les projets de l’entreprise. Et un jour de libre pour évoluer sur ses projets personnels. Un salaire certes moins grand mais plus de liberté qui convient de mieux en mieux à la génération Y. 

Proposer un emploi à temps partiel n’est pas forcément adapté à tout type d’entreprise, de poste et de collaborateur. Aussi, pour le mettre en place, n’hésitez pas à procéder par étapes et à vous poser les bonnes questions. Quel poste dans votre entreprise pourrait être aménagé ainsi ? Quel collaborateur avec un peu d’ancienneté et en qui vous avez bonne confiance pourrait en bénéficier en premier ? 

Temps partagé : collaborer à deux sur un même poste

D’autres entreprises misent sur le temps partagé dans la gestion de leurs talents. Les slasheurs comme on les appelle, sont des profils qui aiment combiner plusieurs activités et qui y trouvent une réelle réponse à la quête de sens qui crée du bien-être au travail. L’idée est de donner le même poste à deux personnes en temps partiel pour qu’elles puissent compléter leurs horaires. Léa et Raphaël peuvent ainsi assurer une continuité dans le support de maintenance de leurs boîtes. Léa travaille du lundi au mercredi matin et consacre le reste du temps à son activité de styliste. Raphaël prend le relai le reste de la semaine et profite de son congé parental le reste du temps. 

La flexibilité d'un organisation passe aussi  par sa flexibilité dans les horaires de travail, ce que recherchent la plupart des talents.  Le flexi-travail est ainsi, pour beaucoup , un moyen de fidélisation des talents mais aussi un gage de d'efficacité.

Une transparence totale pour limiter le turn-over des salariés

L’adage des nouveaux arrivants sur le marché du travail : la transparence. On le sait, les millennials ont des attentes qui sont bien différentes des générations précédentes. En démontre les nouvelles mesures qui se sont mises en place ces dernières années. A présent, au sein des entreprises, la transparence qu’elle soit externe ou interne est perçue comme un vecteur de confiance et un gage de sécurité. 

La transparence externe : mieux comprendre le quotidien de l’entreprise 

L’émergence de sites spécialisés comme Glassdoor a engendré de nouvelles tendances. Les salariés veulent à présent plus d’informations sur leurs entreprises avant d’accepter un contrat. Evolution salariale, mais également dynamique d’équipe jusqu’aux questions types posées à l’entretien d’embauche : ces informations peuvent être disponibles en libre accès et permettent d’évaluer de façon plus fine à quoi ressemble la vie dans une entreprise une fois le contrat signé. Certains corps de métiers, comme les développeurs, n’hésitent pas à faire des Slack spécialisés sur lesquels s’échangent des informations au sujet des entreprises qui les démarchent. 

Le mieux à faire ? Ne pas prendre ces commentaires à la légère et miser sur la transparence d’entrée de jeu pour rassurer les futurs salariés sur les qualités de l’entreprise. 

La transparence interne : se sentir impliqué dans les choix de l’entreprise

La culture du feedback 360 est aussi une belle façon de faire preuve de transparence au sein de l’entreprise. Certaines structures comme celles de Mars et Uber permettent à tous les salariés de rencontrer le PDG France toutes les six semaines. Lors de ce rendez-vous, ils peuvent lui poser toutes les questions qu’ils souhaitent pendant une heure, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit de façon anonyme. Chacun à son mot à dire, du directeur de service au simple stagiaire. Ce petit rituel permet à tous de se sentir écouté et impliqué dans l’évolution de l’entreprise. 

Le mieux à faire ? Créez des rituels d’échange dans votre entreprise qui permettent à chacun de poser ses questions et obtenir des réponses, qu’ils soient individuels, collectifs, spontanés ou récurrents.