4 mauvaises raisons de ne pas améliorer l’engagement des collaborateurs

Productivité améliorée, innovation boostée, turn-over et absentéisme en baisse… les raisons d’améliorer l’engagement collaborateur sont nombreuses. 86 % des décideurs RH prévoient d’ailleurs d’améliorer l’engagement de leurs collaborateurs d’ici fin 2020 (1).

Et pourtant, on entend encore trop souvent des “bonnes” raisons de ne pas se lancer pour améliorer l’engagement des collaborateurs !

  • “C’est juste de la cosmétique”
  • “Ce n’est pas rentable”
  • “C’est de l’idéologie”
  • “Ce n’est pas à l’entreprise de faire le bonheur de ses employés”

Voici donc l’heure de déconstruire quelques mythes… et de démonter certaines énormités.

86 % des décideurs RH prévoient d’ailleurs d’améliorer l'engagement de leurs collaborateurs d'ici fin 2020

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#1 : « C’est juste de la cosmétique… »

On entend régulièrement que le bien-être au travail se résume à de simples actions de communication. Pourtant, les chiffres démontrent le contraire.

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5 chiffres clés sur les effets de l’engagement des collaborateurs

  • En France, entre 6 et 11 % (selon les sources) des collaborateurs sont véritablement engagés dans leur entreprise. C’est 30 % aux Etats-Unis.
  • 70 % des collaborateurs engagés affirment avoir une vision claire de la solution aux besoins de leurs clients, contre 17 % des collaborateurs non engagés (2)
  • Les entreprises qui ont de forts taux d’engagement sont de 21 à 44 % plus profitables (3)
  • Les entreprises qui ont de forts taux d’engagement ont un turnover inférieur de 70 % (3)
  • Une organisation avec des collaborateurs très engagés développe 2,5 fois plus son chiffre d’affaires qu’une entreprise similaire avec un petit niveau d’engagement

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Ceux qui recherchent le coup de com’ en auront pour leurs frais

Une entreprise qui se servirait du bonheur au travail comme d’un cache-misère, voire une mesure d’économies, se tirerait une balle dans le pied. Plus l’écart entre le discours et les faits est grand, plus le recrutement et la rétention des talents est difficile.

A l’ère de Glassdoor, tout se sait très vite !

Améliorer l’engagement des collaborateurs, c’est aller dans la pratique, dans les actions et dépasser les apparences. C’est d’abord comprendre les niveaux d’engagement des collaborateurs et leurs causes, puis mettre en place des solutions concrètes.

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Améliorer l’engagement des collaborateurs, c’est aller dans la pratique, dans les actions et dépasser les apparences. C’est d’abord comprendre les niveaux d’engagement des collaborateurs et leurs causes, puis mettre en place des solutions concrètes.

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#2 : “Ce n’est pas rentable…”

En apparence, investir pour le bien-être des collaborateurs peut sembler peu rentable. Mais dans les faits, tout démontre le contraire. 

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Il faut commencer par investir dans ses talents pour s’enrichir

Dans un contexte où les entreprises ont du mal à garder leurs employés les plus précieux, le bien-être au travail devient un véritable avantage concurrentiel. Le turnover diminue jusqu’à 65% lorsque les employés sont épanouis.

Un article académique du Journal of Corporate Finance a aussi démontré que les firmes les plus employee-friendly sont plus profitables et mieux valorisées que les autres. Plus important encore, les auteurs prouvent que ce résultat n’est pas une banale corrélation mais une solide relation de causalité : c’est parce que l’on est employee-friendly que l’on est plus performant ; l’inverse n’est pas vrai.

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Le vrai retour sur investissement de l’engagement collaborateur

Si l’on parle souvent des gains liés à l’engagement des collaborateurs (des employés épanouis sont plus productifs, plus créatifs, plus performants…) on oublie trop souvent d’évoquer les pertes liées au désengagement des salariés. Turn-over, absentéisme, présentéisme, risques psychosociaux… l’addition d’une mauvaise politique de gestion des talents peut vite s’avérer salée.

En effet, si l’engagement paie, le désengagement coûte cher. On estime que le mal-être au travail, silencieusement, coûte 12.600 € par salarié et par an en France aux entreprises, du fait des absences et des rotations d’effectif (5).

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En effet, si l’engagement paie, le désengagement coûte cher. On estime que le mal-être au travail, silencieusement, coûte 12.600 € par salarié et par an en France aux entreprises, du fait des absences et des rotations d’effectif.

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#3 : “C’est une idéologie…”

Certaines pratiques en entreprise relèvent parfois du dogme, d’autres sont ancrées dans le réel. Mais une chose est sûre, l’engagement collaborateur ne relève nullement d’une idéologie.

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Le bien-être au travail n’est pas une croyance : c’est une réalité

Le bien-être en entreprise est l’enjeu prioritaire du monde du travail pour les salariés français. 59% en font l’enjeu sur lequel il est le plus important d’agir… devant même le pouvoir d’achat ! (6)

Contrairement à une idéologie ou une croyance, l’engagement collaborateur se traduit par du concret. C’est la ponctualité des collaborateurs. Leur envie de se donner à fond pour un projet. Leur créativité et capacité à innover qui se développe. La motivation de travailler pour quelque chose de plus grand autre que l’argent… 

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Le bien-être au travail est un enjeu crucial pour attirer les jeunes talents 

Quand on demande aux millennials les critères primordiaux dans le choix de leur futur métier, ils choisissent à 84% le bien-être au travail contre 46% seulement pour la rémunération (7)

Dans un contexte où les millennials représenteront la moitié de la population active en 2025, les entreprises n’ont plus le choix : elles doivent se transformer et le développement d’initiatives de bien-être au travail devrait constituer une priorité des Comex.

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Les entreprises n’ont plus le choix : elles doivent se transformer et le développement d’initiatives de bien-être au travail devrait constituer une priorité des Comex.

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#4 : “Ce n’est pas à l’entreprise de faire le bonheur de ses employés”

En matière de qualité de vie au travail, l’individuel a son rôle à jouer, évidemment. Mais l’entreprise a le sien également.

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Le rôle de l’entreprise pour générer de l’engagement

Dans un monde où nous donnons notre avis partout, tout le temps, il devient plus que jamais nécessaire de prendre le pouls des équipes en temps réel avec des sondages anonymes, courts, et réguliers.

Les entreprises doivent mesurer et améliorer l’engagement des collaborateurs. Plus précisément, cela passe par la mesure de l’engagement organisationnel (vouloir aller toujours plus loin), l’implication professionnelle (intérêt pour le job) et la satisfaction générale (ressenti sur la situation professionnelle).

Une fois les axes d’amélioration identifiés, les actions nécessaires peuvent être menées au sein des équipes concernées.

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Le rôle du collaborateur dans son engagement.

Bien entendu, l’organisation ne fait pas tout. Bonne volonté, bonne foi et envie de bien faire doivent être de la partie côté collaborateur. 

Responsabiliser les salariés sur la prise en main de leur propre bien-être au travail doit faire partie intégrante de la stratégie des entreprises.

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Pour plus de chiffres et données sur l’urgence stratégique de placer le bien-être au travail au coeur des stratégies RSE des entreprises, découvrez le livre blanc « Le bien-être au travail expliqué à votre comex« 

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Il présente notamment 5 leviers concrets pour lancer la dynamique du bien-être au travail :

  • Identifier les quick wins
  • Commencer par une preuve de concept délimitée
  • Mesurer régulièrement les résultats pour mieux itérer
  • Privilégier les initiatives à iso-budget
  • Déléguer au terrain pour propager le mouvement

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