Comment mesurer le bien-être au travail ?

Loin d’être un effet de mode, la mesure du bien-être au travail a une réelle utilité. Plus une entreprise accorde de l’importance au bien-être au travail, plus les risques psychosociaux sont réduits. Burn-out, bore-out, mal-être sont autant de maux qui peuvent être évités.

Prendre en considération et améliorer la QVT contribue aussi à renforcer l’engagement des collaborateurs et donc à améliorer leur productivité au travail.

De plus, mesurer le bien-être au travail des collaborateurs régulièrement permet à une entreprise d’être réactive et de s’adapter à tout contexte. En demandant aux principaux concernés comment ils se sentent et quels sont leurs besoins et attentes, les entreprises peuvent quantifier et prioriser ces derniers et mettre en place rapidement des actions adaptées pour y répondre. 

En temps de crise, comme celle que nous venons de traverser avec le Covid 19, ces mesures sont précieuses.  N’oubliez jamais que la QVT peut être un allié précieux pour vos collaborateurs. 

Dans cet article, découvrez comment mesurer le bien-être au travail de vos collaborateurs rapidement par l’intermédiaire d’indicateurs, de labels et d’outils de mesure du bien-être au travail ainsi que des pistes d’actions à suivre pour agir concrètement après l’avoir mesuré.

Pour que la mesure du bien-être au travail ait un réel impact sur le quotidien des collaborateurs il est important qu'elle soit suivi d'actions QVT concrètes

Les indicateurs de bien-être au travail les plus utilisés

Il existe une multitude d’indicateurs de bien-être au travail. Certains vous aideront à prendre de la hauteur et à avoir une vision plus globale de la santé morale de vos équipes. Ils représentent des axes d’amélioration pertinents et vous permettront de détecter et définir les domaines où concentrer vos efforts

  • Turnover. Ce taux représente le roulement des effectifs d’une entreprise. On le calcule en effectuant un ratio des entrées et départs du personnel. On privilégie souvent un faible turn-over comme signe de bonne santé d’une entreprise. S’il est trop élevé, mieux vaut se poser des questions sur le bien-être au travail des collaborateurs et leurs aspirations. Cherchez la cause de leurs départs. Ont-ils l’impression d’être limités dans leur évolution ? Dans quelle ambiance de travail ont-ils évolué ? 
  • Taux d’absentéisme. Ce taux représente le nombre de collaborateurs absents par rapport à l’ensemble du nombre de collaborateurs sur une période donnée. En règle générale, on considère que le taux d’absentéisme est en corrélation avec le degré de motivation des équipes. Si le taux d’absentéisme est trop élevé, il peut s’agit d’un mal-être interne qui est en hausse. N’hésitez pas à jeter un oeil à nos conseils pour réduire le taux d’absentéisme dans vos équipes. 
  • Employee net promoteur score. Cette mesure permet de définir l’attachement de vos collaborateurs à votre entreprise. On la retrouve généralement dans les questionnaires annuels et elle prend la forme suivante “Sur une échelle de 1 à 10, dans quelle mesure nous recommanderiez vous à d’autres personnes ?”. Grâce à elle, vous pourrez savoir si vos collaborateurs sont suffisamment satisfaits de leurs conditions de travail et fiers d’appartenir à leur organisation pour les recommander à leurs sphères d’influence proche. 
La mesure du bien-être au travail peut dans un premier temps se faire à l'aide d'indicateurs de bien-être au travail

Les labels de bien-être au travail

Certains labels vous permettront de vous positionner davantage sur l’échiquier du bien-être au travail. Il en existe de différentes sortes : 

  • les labels axés sur la santé au travail. Ces derniers vous donnent un aperçu de la performance sociale de votre entreprise. Ils prennent en compte le nombre d’accidents au travail et le taux d’absentéisme. Parmi les plus connus, vous retrouverez l’IBET – L’Indice du bien-être au travail. En 2017, ce dernier indiquait que le coût du mal-être au travail représentait 12 600 euros par salarié et par an en France, entre les ruptures conventionnelles, les absentéismes et les licenciements non économiques.
  • les labels axés sur un audit social. Ces labels prennent principalement en compte les risques psychosociaux en entreprise et sont un bon reflet du bien-être mental au travail. Parmi les plus connus, on retrouve :  le Sociodiag, l’European Social Label, le label QRS ou encore le label OsmoZ. 
  • les enquêtes effectuées par les cabinets RH ou les sites web spécialisés. Ce type d’enquête est la plupart du temps réalisé par des acteurs internationaux. Il en existe beaucoup, les plus connus sont Top Employers, Great Place to Work et HappyAtWork.

Les outils de mesure du bien-être au travail 

Deux principaux outils vous aideront à mesurer le bien-être au travail de vos collaborateurs plus en détail : les enquêtes annuelles et les sondages d’engagement. Chacun possède ses avantages et ses inconvénients. 

  • Enquêtes annuelles. Ces enquêtes vous donnent une mesure du bien-être au travail globale, une vue d’ensemble de la santé de votre entreprise. Il peut sembler plus pratique de ne sonder ses collaborateurs qu’une fois par an. Néanmoins, on remarque souvent que les inconvénients d’une enquête annuelle sont les difficultés à réagir sur les problèmes soulevés. Ces derniers peuvent avoir eu le temps de s’installer et être plus complexes à traiter.  
  • Sondages d’engagement. Les sondages d’engagement permettent de prendre de façon plus régulière la température de vos équipes et interrogent le plus souvent tous les axes de la QVT. S’ils peuvent sembler chronophage à mettre en place, des outils dédiés comme Bloom At Work vous simplifieront grandement la tâche. 
Pour plus de précision, la mesure du bien-être peut être faite par l'intermédiaire d'outils d'enquête collaborateurs comme Bloom at Work

2 bonnes pratiques complémentaires pour une mesure du bien-être au travail réussie

Compléter le quantitatif par du qualitatif. 

Vous l’aurez compris, les labels, indicateurs et enquêtes annuels donnent un bilan quantitatif à un instant T d’une organisation. Or pour connaître la santé réelle d’une entreprise et l’engagement profond des salariés, il est nécessaire de prendre en compte également les ressentis. Par exemple, un ENPS élevé n’aura pas la même signification si il est lié à une grille des salaires avantageuse qu’à une mission sociale de l’entreprise forte dans laquelle les équipes se retrouvent.

C’est dans ces circonstances que des outils de sondages comme Bloom At Work peuvent apporter des nuances nécessaires.  Un collaborateur peut s’exprimer sur des niveaux de détails spécifiques dans le ressenti. Par exemple, il lui est possible de dire qu’il a l’impression qu’on ne le remercie pas assez pour le travail accompli ou qu’il voudrait voir son avis pris en considération lors d’une prise de décision. 

Pour mesurer le bien-être au travail, vous pouvez passer par l'utilisation d'outils d'enquête collaborateurs comme Bloom at Work qui permettent non seulement d'acquérir des données quantitatives de plus grande précision et pertinence mais aussi de les compléter avec des données qualitatives

Passer à l’action de manière concrète

Tout l’enjeu d’une bonne analyse du bien-être au travail est de prendre en compte les demandes des collaborateurs pour apporter des améliorations. Il n’y a en effet rien de plus frustrant que de demander un avis pour qu’il ne soit finalement pas pris en compte. 

Dans le meilleur des mondes, les situations en entreprises seraient parfaites et ne demanderaient pas d’améliorations. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. On peut être tenté de ne pas mesurer le bien-être au travail, de peur de ne pas savoir comment remédier aux éventuels problèmes qui pourraient être soulevés. Chez Bloom At Work, nous proposons des pistes de solutions concrètes à chaques problèmes rencontrés. 
Prenez également en compte qu’il n’est pas nécessaire d’avoir énormément de budget pour agir sur le bien-être au travail. Des solutions existent, adaptées à chaque structure et vous trouverez celle qui vous correspond le mieux.