Bien-être au travail : 3 idées reçues sur l’épanouissement des collaborateurs

Chez Bloom at Work, nous sondons chaque semaine plus de 10 000 collaborateurs qui travaillent au sein de grands groupes, de start-ups ou encore de PME en France à travers de courts quiz ludiques, réguliers et anonymes. Bilan de ce que nous disent les données sur le bien-être au travail des français.

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Le bien-être au travail est aujourd’hui un enjeu clé pour les entreprises, et est devenu un critère de choix pour les salariés dans leur recherche d’emploi. C’est pourquoi, l’épanouissement des collaborateurs français soulève des questions et, parfois, des fantasmes. Mais qu’en-est-il vraiment ?
Les millions d’avis collectés nous permettent de dresser les dernières tendances en matière d’épanouissement au travail et de pouvoir démentir certaines idées reçues sur le sujet. Focus sur 3 d’entre elles qui prouvent que le bien-être au travail réserve, encore, quelques surprises.

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La période la plus stressante au travail n’est ni la rentrée, ni le mois de janvier

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Le « Blue Monday », ce célèbre lundi de mi-janvier, est censé être le jour le plus déprimant de l’année car c’est le jour où il y a le moins de lumière dans la journée. Pourtant, ce n’est pas début janvier que les collaborateurs grincent le plus des dents mais la première semaine de décembre. Noël et les vacances sont encore loin : les salariés français estiment que c’est durant cette période que leur motivation est la plus faible. A l’inverse, c’est le mois de mai qui remporte la partie de la plus forte motivation. La période des ponts fait du bien aux salariés français et ils le font savoir.

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Travailler en startup ne rend pas plus heureux au travail

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Les startups, ces entreprises où il fait bon vivre… mais pas nécessairement plus qu’au sein des grands groupes. Dans les faits, les collaborateurs qui travaillent au sein de startups ne sont pas tous plus heureux que ceux des grands groupes. Selon Bloom at Work, les employés de startups de moins de 100 personnes ne sont pas plus épanouis que ceux d’entreprises de plus de 500 personnes. Au contraire, leur épanouissement moyen respectif, calculé par Bloom at Work, sont relativement les mêmes : 7,3/10 pour les startups vs 7,4/10 pour les grands groupes.

En revanche, le taux de bien-être ressenti par les collaborateurs varie bien plus au sein des startups que parmi les grands comptes. Là où le « taux de dispersion », soit l’écart entre les entreprises les plus ou moins heureuses dans chaque catégorie, est élevé dans les startups, les salariés des grands groupes semblent d’humeur plus égale. « Dans les petites structures, certains éléments auront un impact immédiat sur le bien-être des salariés. La personnalité des associés et/ou du CEO, la culture d’entreprise, le mode de management et d’organisation… si le bien-être fait partie des sujets prioritaires du management, on peut ressentir des effets sur l’ambiance au sein des équipes, immédiatement » déclare Charles de Fréminville, cofondateur de Bloom at Work.

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Le bien-être n’est pas forcément une question liée aux espaces de travail

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L’aménagement de l’espace de travail est propice à la bonne qualité de vie des collaborateurs et participe à l’amélioration de leur bien-être. Souvent c’est même le premier chantier sur lequel se concentrent les entreprises. Cependant, les décideurs RH ne doivent pas en faire leur unique priorité. Les chiffres montrent que les entreprises qui ont pour point fort les piliers aspirationnels (la fierté d’appartenance, la créativité et l’innovation) et comme point faible les piliers primaires (ambiance générale, espace et conditions de travail) affichent un taux d’épanouissement des collaborateurs plus élevé que la moyenne (7,5/10). Inversement, si une entreprise capitalise davantage sur ses piliers primaires, les collaborateurs sont moins épanouis que la moyenne (7/10).

« L’installation d’un baby-foot ou d’un palmier à la machine à café peut attendre. Ce que l’on conseille d’abord aux décideurs RH, c’est d’investir sur le développement de la créativité et de la fierté d’appartenance pour améliorer le bien-être de leurs collaborateurs » insiste Charles de Fréminville.

Même si certains sujets ne pourront être évités comme l’aménagement des espaces et des conditions de travail, la rémunération ou encore l’ambiance générale, il est primordial de s’attaquer rapidement aux sujets du haut de la pyramide et de construire un plan d’action pour satisfaire les besoins aspirationnels.